Les modèles peuvent se décliner en différents grades. Plus celui-ci est élevé, plus la trame devient fine et semblable à du tissu, plus le panama est souple et léger.
Historique
Le Chapeau Panama, malgré son appellation, trouve son origine séculaire en Equateur. Chapeau traditionnel de certaines tribus, il apparait en Europe à l’époque de la colonisation espagnole au début du XVIIeme siècle.
En 1855, le Panama est présenté à l’exposition universelle de Paris, dès lors débute un engouement pour ce chapeau synonyme de finesse, légèreté, style.
En 1906, le Président Roosevelt est photographié avec un des chapeaux utilisés par la nombreuse main d’œuvre équatorienne sur le chantier du canal de Panama (inauguré en 1915). De là vient son nom, Panama Hat, auparavant traditionnellement appelé Sombrero de Paja Toquilla (chapeau de paille).
Depuis, sa renommée n’a cessé de croitre. Il est devenu très à la mode ces dernières années.



Fabrication
La matière première vient du palmier carludovica palmata. La paja toquilla en est la feuille. Triant les jeunes pousses, il s’agit de séparer la palme en fines fibres. Ces dernières sont ensuite bouillies afin d’éliminer la chlorophylle, puis séchées au soleil. Les plus fines serviront à tisser les fameux chapeaux de Montescristi, jusqu’à 6 mois de travail pour un « Superfino ».
Pour le tissage, on utilise un moule en bois, partant du centre de la calotte jusqu’à l’aile. Actuellement la majeure partie de panamas sont confectionnés dans la région de Cuenca. Le tissage est traditionnellement féminin. Ce savoir-faire se passe de génération en génération.
Ensuite vient éventuellement le blanchiment ou la teinte. La mise en forme se fait sous presse à vapeur. Pour finir le travail d’aiguille et touches personnelles.
Tout ce processus est resté artisanal jusqu’à aujourd’hui. La qualité du chapeau panama est restée intacte et inimitable.




